Les valeurs portées par l’INSTITUT MALAMINE s’enracinent dans l’histoire de la France et de l’Afrique.
L’Afrique francophone couvre la moitié de l’un des continents les plus vastes et peuplés du monde. La France fut longtemps le cœur culturel et intellectuel de l’Europe, un continent dont l’essor technique et technologique a bouleversé l’épopée humaine à l’échelle du globe.
L’Afrique et la France étaient originellement distinctes et constituaient des civilisations différentes. Cependant, Léopold Sédar Senghor, grand homme politique et poète, soulignant les analogies entre leurs civilisations et sociétés respectives, avançait que les Africains subsahariens étaient les « cousins » des Gaulois…
Quoi qu’il en soit, au cours des siècles, l’histoire a forgé l’identité franco-africaine à bien des égards. Il en résulte une indéniable proximité entre le peuple français et les populations africaines francophones, voire au-delà. Thabo Mbeki, président sud-africain, a ainsi pu dire que « la France est un concitoyen africain ».
Des liens anciens, denses et profonds, concrets, sentimentaux et même affectifs, ont existé et existent toujours, plus que jamais, entre la France et l’Afrique. S’ajoutant à ce fonds historique, culturel et spirituel où le sentiment a toute sa place, avec sa richesse immense, l’immigration en provenance des anciens territoires de l’Empire, particulièrement importante au cours des dernières décennies, contribue également à cette réalité contemporaine où s’approfondit et se densifie encore l’identité franco-africaine.
Politiquement, au fil des années et se dressant devant les siècles et les millénaires, durant les années d’après-guerre, le projet franco-africain proclamait sa vocation universelle.
Dans l’esprit de ceux qui le défendaient, en particulier dans les esprits africains, l’unité franco-africaine et la puissance politique et économique qui devait en résulter avaient vocation à terrasser tous les racismes, tous les obscurantismes et toutes les tyrannies.
Le rêve franco-africain porté par Alioune Diop, Léopold Sédar Senghor, Félix Houphouët-Boigny, Sékou Touré, Diori Hamani ou Barthélémy Boganda, ainsi que par Robert Delavignette, Claude Lévi-Strauss, Jacques Soustelle, Pierre Boyer de Latour, Germaine Tillion ou le Bachaga Boualam, appelait à bâtir ensemble un avenir conforme à la grandeur de l’Homme.
Il suivait des principes et des valeurs simples :
- Le progrès par l’éducation et l’enseignement des humanités à tous les enfants, garçons et filles.
- Le développement par les sciences et l’industrie, et par la dotation des territoires en infrastructures, notamment dans les domaines routier, ferroviaire, de l’eau et de l’énergie, afin d’assurer la circulation aisée, la mise en valeur des territoires, le bien-être des populations et, bien sûr, l’essor de l’économie par la fluidité des échanges.
- Le respect de la condition humaine par l’égalité civique et la justice sociale, en particulier grâce au déploiement des services publics (instruction publique, santé, transports, etc.).
- L’épanouissement mutuel par un don de soi réciproque, chaque civilisation comme chaque individu s’affinant au contact de l’autre, en abandonnant ce que Claude Lévi-Strauss appelait les « forces régressives ». Mais aussi, à hauteur d’homme comme à l’échelle civilisationnelle, en propageant ses vertus à l’autre, tout en adoptant les siennes.